Risques d’odeurs du CVO

Publié le par Loos pour Tous

Risques d’odeurs du CVO

Centre de valorisation organique de Sequedin

 

A partir de fin janvier et jusque fin mars, des travaux auront lieu au CVO sur le process de traitement d’air. Le remplacement du substrat des biofiltres , c’est à dire du matériel biologique (écorces) permettant la destruction biologique des odeurs, s’effectuera du 28 janvier au 20 mars 2015. Les biofiltres seront chacun mis à l’arrêt successivement par période de 15 jours. Ces travaux sont menés en hiver, périodes de faibles températures et période creuse d’activité de l’équipement. Toutefois, il est possible que cette action entraîne quelques désagréments olfactifs sur la commune.

Tout est mis en oeuvre pour que les interventions soient les plus rapides possibles afin que les nuisances occasionnées soient amoindries.

 

L'un des plus grands Centres de valorisation des déchets organiques (CVO) d'Europe se situe à proximité de Lille, sur les communes de Loos et de Sequedin, aux bords du canal de la Deûle. Conçu par l'architecte Luc Delemazure, il a été mis en service en mars 2007 et inauguré le 20 septembre 2007 par le président de la Communauté urbaine de Lille Pierre Mauroy (PS).

Le CVO de Sequedin fait partie des sites pilotes du projet européen Biogasmax. Dans ce cadre, il contribue à l'évaluation des impacts économiques et environnementaux de l'utilisation du biogaz-carburant dans les transports public.

Le site peut traiter 108 000 tonnes de déchets fermentescibles provenant de l'ensemble de la métropole lilloise (1,2 million d'habitants) :

  • déchets de cuisine et de jardin, collectés chez les particuliers ;
  • déchets verts provenant des déchèteries et des espaces verts publics ;
  • déchets des marchés municipaux ;
  • déchets des restaurations collectives.

Le traitement de ces déchets devrait produire par an :

  • 4 millions de Nm3 de biogaz (méthane à 98 %),
  • 34 500 tonnes de compost

Le biogaz produit par un procédé de digestion thermophile est injecté à 100 % dans le réseau de GrDF depuis le 17 juin 20111. Ce fut d'ailleurs une grande première pour GrDF, qui a depuis signé d'autres contrats d'injection dans son réseau2.

La production gazière du CVO de Lille Métropole devait initialement alimenter les bus du réseau urbain de Lille (Transpole), mais la revente à GDF Suez s'est avérée plus intéressante pour deux raisons :

  • Economique : en raison du prix de rachat qui doit rapporter à Lille Métropole une recette de 2 millions d'euros à terme
  • Pratique : la production de biogaz est continue mais la consommation des bus est discontinue, entraînant des besoins de stockage importants.

Quant au compost produit, il est évacué par péniche et sert d'engrais à l'agriculture de la région.

Le site du CVO abrite également un centre de transfert des déchets ménagers non organiques (CTM). Ces déchets arrivent au centre par la route ou par voie fluviale. Ils sont compactés pour être moins volumineux, chargés dans des conteneurs et évacués par péniches vers le centre d'incinération de Halluin, au nord de Lille.

Afin d'éviter les nuisances essentiellement olfactives aux abords de l'usine, celle-ci a été mise en dépression pour éviter les fuites d'air malodorantes. L'air vicié intérieur est aspiré vers des tours de lavage, puis vers un biofiltre avant d'être rejeté dans l'atmosphère ; ce biofiltre est composé de résidus d’épis de maïs. Les bactéries présentes dans cette matière éliminent les odeurs nauséabondes de l'air qui circule à travers le biofiltre.

Les résidus de la digestion thermophile (sorte de boues appelées "digestats") sont mélangés au déchets verts. L'ensemble est traité dans des tunnels decompostage. Le compost ainsi produit est stocké dans un hall de maturation avant d'être trié puis évacué du site.

Les procédés de compostage et de maturation du compost nécessitent beaucoup d'eau. Afin de ne pas solliciter le réseau d'eau potable urbain, une collecte des eaux pluviales a été mise en place. L'ensemble des toitures de l'usine récupèrent l'eau de pluie, tout au long de l'année. Cette eau est stockée dans d'énormes réservoirs enterrés aux abords des bâtiments.

Publié dans Communiqués et infos

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